Contexte clinique

Echinococcoses

Les échinococcoses sont des zoonoses dues aux larves de vers plats parasites de l’intestin de canidés sauvages ou domestiques appartenant au genre Echinococcus. Outre les canidés (chien majoritairement, mais aussi le renard pour E. multilocularis), le chat est parfois retrouvé comme hôte définitif accidentel. L’Homme, comme les autres omnivores ou herbivores hôtes intermédiaires, s’infecte en ingérant les œufs éliminés par les carnivores dans le milieu extérieur ou sur le pelage des hôtes définitifs. La transmission peut ainsi survenir par l’ingestion de fruits ou légumes mal lavés et contaminés par les selles d’un hôte définitif. L’œuf libère une larve qui migre via le système sanguin ou lymphatique avant d’être bloquée le plus souvent par le foie, mais également par d’autres organes comme les poumons. Les larves se développent alors sous forme de kyste ou de vésicule selon les espèces d’Echinococcus (Eckert et al., 2004).

 

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Quatre espèces sont responsables de maladies humaines chroniques et redoutables, touchant entre 2 et 3 millions de personnes partout dans le monde (Cerda et al., 2018). Il existe une latence clinique de plusieurs années entre l’infection et l’apparition de symptômes.

  • E. granulosus, présent sur tous les continents, est responsable de l’hydatidose, fréquente dans les zones où une surveillance vétérinaire fait défaut. Il provoque de lourdes pertes économiques car l’endémie touche aussi les herbivores domestiques.
  • E. multilocularis, qui circule dans l’hémisphère nord, est l’agent de l’échinococcose alvéolaire.
  • E. vogeli et E. oligarthus sont eux responsables d’échinococcoses polykystiques en Amérique latine où elles font figure de parasitoses émergeantes.
  • En outre, des co-infections à E. granulosus et E. multilocularis sont décrites en Europe centrale, en Russie, et en Chine (McManus et al., 2003).

L’infection a souvent un pronostic très sombre, mortel en l’absence de traitement. Chez l’Homme, Echinococcus spp. se multiplie et subit des réorganisations pour donner des larves de structure complexe, dont les modalités du développement (endogène/exogène) et l’organisation intra viscérale sont différentes d’une espèce à l’autre (Thompson, 2017).

L’embryon d’E. granulosus, agent de l’hydatidose, se localise au foie dans 70% des cas ou continue sa migration vers le poumon et d’autres organes (hydatidoses cardiaques, osseuses, spléniques, ou du système nerveux central). Ses cellules bourgeonnent en vésicules filles et protoscolex à l’intérieur de la vésicule initiale qui s’emplit aussi d’un liquide limpide. Au moins dans ses localisations hépatiques, la larve est cernée par un infiltrat de cellules puis par une capsule fibreuse continue (tableau de kyste). Les troubles cliniques sont polymorphes et dépendent de la localisation, de la taille et du nombre des kystes. Ils sont liés à l’envahissement progressif des organes atteints ou à des compressions. La rupture accidentelle d’un kyste peut donner lieu à des manifestations d’hypersensibilité immédiate, déclenchées par le liquide intra-kystique, et à la formation de kystes secondaires, à partir de protoscolex extériorisés (Higuita et al., 2016).

  1. E. multilocularis, agent de l’échinococcose alvéolaire et le plus pathogène des échinocoques, a un tropisme marqué pour le foie. Ses cellules prolifèrent de façon exogène. La larve infiltre progressivement l’organe et engendre une intense réaction granulomateuse puis une fibrose diffuse et non focalisée. De ce fait, les cellules parasitaires peuvent aussi essaimer à distance. Cliniquement, l’échinococcose alvéolaire simule un hépatocarcinome (Brunetti et al., 2010).
  2. E. vogeli et E. oligarthus prolifèrent de façon endogène, et à un moindre degré de façon exogène. Ils forment des poches liquidiennes qui restent généralement reliées au kyste primitif donnant un aspect macroscopique en grappe de raisin. La localisation hépatique primitive est plus fréquente que les atteintes isolées pulmonaire, mésentérique, cardiaque, oculaire ou que les atteintes multiviscérales. Le pronostic des échinococcoses polykystiques est proche de celui de l’échinococcose alvéolaire (D’Alessandro, 1997).

L’examen parasitologique direct des échinococcoses, invasif, n’est que rarement possible. La ponction d’un kyste hydatique pour établir le diagnostic est contre indiquée à cause du risque d’accident anaphylactique en cas de rupture du kyste, mais reste envisageable dans un contexte chirurgical curatif. Le diagnostic, orienté par des anomalies biologiques non spécifiques (échinococcose alvéolaire, en particulier) et surtout morphologiques (imagerie, surtout par ultrason), repose sur la sérologie. Le sérodiagnostic est un outil clé pour une prise en charge médicale précoce des patients.

Le traitement est médico-chirurgical : traitement par albendazole pendant plusieurs années voire à vie, et, lorsque c’est possible, traitement chirurgical. La chirurgie dépend de la forme, du nombre et de la localisation des lésions. Il peut s’agir de retirer le contenu d’un kyste par technique PAIR (ponction, aspiration de la masse parasitaire, injection de sérum salé et réaspiration), ou d’une portion d’organe infectée (hépactectomie partielle par exemple).

Parmi les techniques sérologiques classiques, la plus couramment utilisée l’ELISA. Les fréquentes réactions croisées (avec d’autres helminthiases et au cours de diverses pathologies, hépatiques, en particulier) observées lorsque des extraits parasitaires somatiques non purifiés sont utilisés ont conduit à l’utilisation de tests ELISA faisant appel à des antigènes purifiés (peptides de synthèse, polysaccharide spécifique d’E. multilocularis, antigènes recombinants). Ces derniers manquent parfois de sensibilité (Wen et al., 2019). En raison de ces limites, un diagnostic sérologique positif ou équivoque doit être confirmé par Western Blot.

RÉFÉRENCES SCIENTIFIQUES

LE TEST ECHINOCOCCUS Western Blot IgG

La spécificité et la sensibilité de l’immunoblot ont conduit à proposer cette technique en confirmation des tests de dépistage et comme test de différenciation des deux principales échinococcoses humaines : hydatidose et échinococcose alvéolaire.

La Haute Autorité de Santé (HAS) en France ainsi que le CDC américain recommandent l’utilisation de l’immunoblot (Western Blot) pour la confirmation des sérodiagnostics (Argumentaire HAS, 2017, DDPx Echinococcus, 2019).

Pour pouvoir répondre à l’exigence de la demande, nous avons développé un test fiable basé sur la technique de Western Blot. Couplé à l’utilisation d’antigènes naturels hautement sensibles, le test ECHINOCOCCUS Western Blot IgG se positionne ainsi parfaitement comme technique de confirmation des tests classiques de dépistage (Liance et al., 2000, Yamano et al., 2004, Bart et al., 2007, Vola et al., 2019). Il permet également de réaliser un diagnostic différentiel entre les infections par E. granulosus et E. multilocularis.

Plusieurs études ont montré sa pertinence dans le suivi de patients atteints d’échinococcoses alvéolaires (Tappe et al., 2008), ou encore dans le suivi post-chirurgical de l’hydatidose (Makni et al., 2007). Il est également plus sensible que d’autres kits commerciaux (Deininger et al., 2019).

 

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