Contexte clinique

Aspergilloses

LDBIO_Contexte-clinique_ASPERGILLOSES_FRLes aspergilloses sont des infections dues aux champignons filamenteux ubiquitaires du genre Aspergillus. Les diverses pathologies induites sont dépendantes de plusieurs caractéristiques intrinsèques au champignon ainsi que de l’hôte lui-même, qui vont conditionner la virulence de la pathologie.

Parmi les centaines d’espèces du genre Aspergillus, plus de vingt sont maintenant rapportées comme pathogènes pour l’homme, mais de nouvelles espèces pathogènes sont régulièrement identifiées (Gauthier et al., 2016).  Cependant, une espèce est retrouvée bien plus fréquemment que les autres, Aspergillus fumigatus. Elle serait responsable de plus de 80 % des expressions pathologiques humaines, mais cette proportion peut varier en fonction des formes cliniques et de la localisation géographique.

A. fumigatus est un pathogène opportuniste et saprophyte, naturellement présent dans tous types d’environnements (air, sols, habitats aquatiques, sur les végétaux…). Très résistantes, les conidies du champignon pénètrent l’hôte le plus souvent par inhalation, mais également par ingestion ou par contact cutané à travers des plaies. L’extrême finesse des conidies aspergillaires leur permettent d’atteindre les alvéoles pulmonaires, où elles seront endocytées par les cellules épithéliales de l’hôte, avant germination et colonisation par dissémination des hyphes, pouvant atteindre la circulation sanguine et ainsi toucher d’autres organes (Paulussen et al., 2017).

Les manifestations cliniques dépendent de la localisation de la colonisation, qui elle-même dépend de la virulence du champignon ainsi que de la réponse immunitaire de l’hôte. Trois catégories d’aspergilloses sont ainsi distinguées :

  • Les réactions allergiques, dont l’Aspergillose Broncho-Pulmonaire Allergique (ABPA), sont principalement associées à l’asthme, à la mucoviscidose et aux sinusites. Elles correspondent à une hyperréactivité de type allergique aux champignons, exacerbées dans le cas d’une ABPA par une croissance dans le tractus pulmonaire, ce qui engendre une inflammation importante des bronches (Denning et al., 2014). Outre l’ABPA des formes de sensibilisation allergique existent, en particulier associée à de l’asthme sévère, ou encore la maladie du poumon du fermier, ou alvéolite extrinsèque aspergillaire due à des expositions massives et répétées aux spores aspergillaires. Les formes allergiques, en particulier l’ABPA, sont responsables de graves exacerbations et de difficultés respiratoires majeure chez les patients.
  • Les aspergilloses pulmonaires chroniques (APC). Différentes formes sont décrites, mais elles correspondent toutes à une croissance, limitée au sein d’une balle fongique ou aspergillome dans les formes les moins graves, avec invasion tissulaire, nécrose, et passage vers la circulation sanguine dans les formes les plus graves. Le champignon se développe généralement à partir d’une cavité pré-existante liée à une pathologie sous-jacente ou passée (principalement tuberculaire, mais également suite à des séquelles de broncho-pneumopathie chronique obstructive, un sarcome de kaposi…). En l’absence de traitement, à part les aspergillomes isolés, la maladie est de très mauvais pronostic (Denning et al., 2016).
  • Les aspergilloses invasives sont les formes les plus graves, touchant les personnes immunodéprimées (en particulier les personnes aplasiques mais également en réanimation). L’atteinte pulmonaire est la plus courante, mais des formes disséminées sont observées (cerveau, reins, cœur…) (Latgé et al., 2020). Ces formes sont toujours mortelles en l’absence de traitement, et la mortalité reste élevée même en cas de traitement.

Du fait de son ubiquité, les infections à Aspergillus spp. ont une incidence importante dans le monde. Il s’agit de la première cause d’infections fongiques pulmonaires. Les formes chroniques ont un impact important notamment pour les patients atteints de tuberculose. L’OMS estime que 22% des patients atteints de tuberculose pulmonaire développent une APC (Denning et al., 2011). Le taux d’ABPA parmi les patients asthmatiques est estimé à 2,5%, montant à 7,8% pour les patients atteints de mucoviscidose (Kanj et al., 2018). Les patients immunodéprimés (SIDA, greffés, maladies hématopoïétiques…) sont à risque, notamment pour les formes invasives entrainant environ 40% de létalité. Ainsi au total, environ 12 millions de personnes souffriraient d’asthme sévère à sensibilisation fongique ou d’ABPA, 3 millions d’une forme d’aspergillose pulmonaire chronique et 300 000 souffriraient chaque année d’une aspergillose invasive (Bongomin et al., 2017).

La diversité des formes d’aspergilloses implique une diversité dans les techniques diagnostiques. Pour les aspergilloses invasives, l’observation histopathologique, l’imagerie, la culture, ainsi que la détection du galactomananne via test ELISA sont les techniques les plus utilisées (Germaud, 2004).

Le diagnostic de l’ABPA est basé sur un ensemble de critères incluant clinique, IgE totales, IgE spécifiques d’A. fumigatus, radiologie et IgG spécifiques (Agarwal et al., 2013)

Les formes chroniques d’aspergilloses sont diagnostiquées sur la base de symptômes caractéristiques et de la radiologie, confirmés par des techniques microbiologiques ou immunologiques. Dans la grande majorité des cas, la présence d’IgG spécifiques ou de précipitines traduit l’infection à Aspergillus. Bien qu’invasives, les biopsies peuvent avoir un intérêt, notamment pour le diagnostic différentiel de cancers (Kanj et al., 2018).

La sérologie, essentielle pour le diagnostic des formes chroniques et allergiques, est réalisée via plusieurs techniques. Le dépistage est le plus souvent réalisé par ELISA, facilement automatisable. La confirmation était historiquement par immuno-électrophorèse, mais le manque de standardisation a conduit les cliniciens à chercher une alternative, comme la technique de Western Blot (Persat et al., 2016).

RÉFÉRENCES SCIENTIFIQUES

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Pour pouvoir répondre à l’exigence de la demande, nous avons développé un test fiable basé sur la technique de Western Blot. Couplé à l’utilisation d’antigènes naturels hautement sensibles, le test ASPERGILLOSIS Western Blot IgG se positionne ainsi parfaitement comme technique de confirmation des tests classiques de dépistage.

Des études ont montré que les performances du Western Blot pouvaient surpasser celles du gold standard, l’immunoprécipitation, rendant notamment moins de résultats faux négatifs, en plus de standardiser la confirmation du diagnostic. (Oliva et al., 2015, Persat et al., 2016).

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